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« Monsieur,
  Vous avez dû vous faire bien du soucis en me voyant partir en toute hâte. Je vais vous expliquer le raison de mon voyage précipité.

  Pourquoi n’êtes- vous plus dans mon cœur ? Il y a tant de choses à savoir, tendre cœur, bien d’autres restent à découvrir. Mais ne me laissez plus satisfaite. Vous vous êtes trompé en me donnant la clé de votre cœur. A présent, je dois vous dire que mon amour est mort de trop avoir été aimé. Je croyais atteindre le sommet de mon amour en sachant que vous m’aimiez, avais – je oublié que l’amour, au sommet de sa gloire, ne fait que se ternir ?On ne se rend compte de son erreur que lorsqu’il est trop tard… Ainsi, ne vous aimerais – je plus, vous l’avouer me déleste d’un poids trop lourd. Aussi honteuse que je puisse l’être, je ne vous prierais pas de me pardonner, ni de me comprendre. Je sais maintenant ce qu’il me reste à faire. Oh, Monsieur, croyez – en l’expression : je voudrais vous aimer comme je le faisais  depuis la première fois que mes yeux ont rencontré les vôtres, et que mon cœur a endossé le charge, et combien délicieuse, de l’amour passionné et dévoué. Plus rien ne nous est d’aucun secours, mon cœur n’est plus à personne qu’à moi. Ma tête, par habitude pense encore souvent à vous, mon œil s’illumine lorsqu’il vous voit. Toujours vous êtes dans mes pensées, toujours je vous entends, toujours le temps qui s’allonge depuis notre dernière rencontre, et toujours enfin, je m’égare. Libérez votre esprit du mien, rompez ce qui nous a lié, soyez un autre. Ne croyez pas que mon cœur soit devenu sec et ce n’est pas pour vous transpercer que je vous écris.


                                                                                     Adieu
                       
                                                                                             Mademoiselle »

Lorsque Jean reçu la lettre et qu’il y eut jeté un coup d’œil, il appela son valet. « Que l’on prépare ma voiture et mes affaires. Je pars pour Nantes sur – le – champs » , demanda – t – il calmement. « Mais, Monsieur, il est bien tard et… - Allez. » , le coupa Jean. « Bien, Monsieur. » Jean regarda sa montre.


                                                                    *

« Madame ?
« Oui ? Qu’y – a – t’il ?
« Il faut vous habiller. Madame, qu’avez – vous ? demanda la femme de chambre en retenant la comtesse qui allait tomber.
« Laissez, laissez, commanda la vieille femme en s’appuyant sur le bras de la jeune fille. Dites qu’il me faudra quelques temps avant de pouvoir sortir. Laissez – moi me reposer, s’il vous plait.
« Bien, Madame. Aurez – vous besoin d’autre chose ?
« Non, non. »

La femme de chambre sortie, la comtesse s’effondra sur son lit. Pourquoi était – elle partie précipitamment ? Sa pauvre petite fille…Dix – sept ans déjà ! A peine réunies après cinq années qu’elle s’était déjà enfuie, ou volatilisée. Elle était, disait – on repartie à Nantes. « Mais elle m’avait promis de rester toujours avec moi ! », pensa la vieille femme. La suivrait – elle ?

                                                                    *

« Mademoiselle ?
« Oui…
« Monsieur des A*** est à la porte.
« Laissez – le dehors, il s’en ira bien tout seul.
« …Il est sous une pluie battante, Mademoiselle, est – ce bien raisonnable ?, le cœur d’Angélique s’émeut.
« Faites – le entrer et séchez – le. Installez – le dans le salon, j’irai le voir tout à l’heure. »
Lorsque la domestique eut refermé la porte, elle s’assit devant son miroir et commença à se brosser les cheveux. Soudain, elle enfonça son visage dans ses mains et pleura longuement de rage. Pourquoi était-il revenu ? Ne pouvait – il pas rester à Paris et l’oublier ?

En bas, Jean était assis dans un fauteuil auprès du feu qui crépitait dans le salon. Le regard fixe, immobile, il attendait que la maîtresse des lieux fasse son apparition. Enfin la porte s’ouvrit sur un être froid, d’une dureté presque surnaturelle. Lorsqu’elle vit Jean, si paisible, elle perdit quelque peu son sang froid et ses joues rosirent. Se reprenant enfin et tirant ses traits de plus belle, elle s’aventura près du fauteuil.

« Bonsoir, Monsieur.
« Bonsoir, Angélique, répondit-il avec un sourire.
Elle resta sans voix. Tout s’était effacé autour d’elle.
« J’espère que vous n’avez pas pris froid tout à l’heure.
« Non.
« Que me vaut donc l’honneur de votre visite, Monsieur ?
Jean se leva de son siège, les yeux brillants.
« Angélique…
« Alors ? demanda – t – elle nerveusement.
« Croyais – tu que je ne t’aimerai plus ?
« J’espère avoir cru juste.
« Comme tu es cruelle…Pauvre enfant, que t’ont – ils fait ?
« Qui, Monsieur ?
« Tes pauvres parents, mon amour, tes pauvres parents…Que t’on-ils dit ?
« Rien.
« N’importe ! Tu es aveugle, Angélique. Comme tu es pure, le devoir d’obéir à tes parents te remplis toute entière…elle détourna la tête, sa main déjà tremblante. Il prit tendrement son visage dans ses mains. Elle se dégagea son lui.
« Oui. Je le savais, tu me crois bien assassin, infanticide et parricide !
« Non !, s’écria – t – elle. Elle plaqua une main sur sa bouche et s’élança vers la porte. Il lui barrait déjà la route.
« Regarde – moi ! Angélique, regarde – moi ! criait – il en la retenant par les épaules. Elle s’effondra, il la prit dans ses bras et la serra jusqu’à ce qu’elle ait finit de trembler.
« J’espérais seulement qu tu ne m’aimerais plus ! J’espérais que tu m’oublierai…
« Tu…il la serra plus fort. Fais – moi juste confiance ! Angélique, tu ne me hais pas.

Ils s’embrassèrent.
©2008-2009 ~mimmypom
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Juste une ébauche...

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December 20, 2008
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